Après le bac

Licence de philosophie : cours, programme et examens

Une licence de philosophie dure trois ans et valide 180 crédits ECTS. En première année, tu étudies plusieurs domaines de la philosophie, tu apprends les méthodes universitaires et tu prépares chaque semaine des lectures et des travaux écrits. Le détail des cours et des examens varie selon l’université.

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Comment la licence de philosophie est-elle organisée ?

La licence est un diplôme national préparé en trois ans. La L1 correspond à la première année, tandis que la L2 et la L3 désignent les deux suivantes. Ces trois années forment ainsi six semestres. Un semestre validé apporte 30 crédits européens, appelés crédits ECTS. La licence complète en représente donc 180. Ces crédits permettent enfin de reconnaître les acquis et de poursuivre un parcours dans un autre établissement européen.

Le cadre national fixe cette architecture commune. Chaque université construit ensuite son offre de cours, ses options et ses modalités d’évaluation. Par conséquent, deux étudiants inscrits dans des villes différentes peuvent suivre des enseignements qui portent le même nom avec des textes, des horaires ou des examens différents. La fiche officielle de chaque formation reste donc le document de référence pour choisir.

La spécialisation progresse pendant les trois années. D’abord, la L1 installe une culture philosophique générale et les méthodes de travail. Les années suivantes permettent ensuite d’approfondir certains domaines ou de choisir un parcours. Une langue vivante et des compétences numériques peuvent aussi entrer dans le diplôme. Enfin, des enseignements d’ouverture préparent la poursuite en master et plusieurs secteurs professionnels après une spécialisation adaptée.

Quels cours trouve-t-on en L1 ?

Une première année associe habituellement la philosophie générale et l’histoire de la philosophie. Par exemple, la philosophie générale étudie des problèmes comme la vérité, la justice, la liberté ou la connaissance. L’histoire de la philosophie suit plutôt des œuvres et des arguments dans leur contexte. De plus, certains cours abordent la morale, la logique ou l’épistémologie, c’est-à-dire l’étude critique des sciences et de leurs méthodes.

L’université de Nantes donne un exemple concret. Son programme de L1 commence par plusieurs enseignements disciplinaires, dont la philosophie générale et l’histoire de la philosophie. Ensuite, un bloc transversal réunit la langue vivante et le travail universitaire. Des cours complémentaires ouvrent enfin vers d’autres domaines. Cette organisation illustre donc une possibilité et varie selon l’université.

À Paris 1, un cours de philosophie générale de L1 peut réunir 13 heures de cours magistral et 13 heures de travaux dirigés pendant le semestre. Il compte alors pour 4 ECTS. À Lyon 3, un enseignement de philosophie ancienne montre toutefois une autre organisation et d’autres modalités d’examen. Ces exemples font donc apparaître un point essentiel. Le nom d’une matière indique son domaine, tandis que la page de cours précise son contenu réel, son volume et son évaluation.

Comment comprendre le vocabulaire des cours ?

Le cours magistral, souvent abrégé en CM, réunit un groupe important. L’enseignant développe une question et analyse des textes. Tu dois donc prendre des notes actives. Par exemple, une bonne note de cours fait apparaître les étapes du raisonnement, les définitions et les références. Elle permet ainsi de retrouver la démonstration au lieu de copier chaque phrase entendue.

Les travaux dirigés, appelés TD, se déroulent avec un groupe plus restreint. Ils servent notamment à étudier un texte ou à préparer une dissertation. La séance devient donc utile lorsque tu arrives avec le texte lu et quelques questions écrites. De plus, la participation et les travaux rendus peuvent compter dans le contrôle continu selon les règles de la formation.

Une unité d’enseignement, ou UE, rassemble un ou plusieurs cours autour d’un objectif. Chaque UE rapporte ensuite un nombre précis de crédits ECTS après validation. Les crédits mesurent l’ensemble du travail demandé. Ils tiennent donc compte des heures de présence et du travail personnel. Ainsi, une matière avec peu d’heures en salle peut exiger plusieurs lectures et une rédaction longue.

Comment se passent les examens ?

Les évaluations changent selon l’établissement, l’année et le cours. Par exemple, un semestre peut associer des travaux remis pendant les TD et un examen terminal. Un autre peut reposer surtout sur le contrôle continu. Les exercices fréquents sont la dissertation et l’explication de texte. On rencontre aussi des questions de cours ou des oraux. Les modalités de contrôle des connaissances indiquent donc la durée, le coefficient et la place de chaque épreuve.

Le cours de philosophie ancienne publié par Lyon 3 fournit un exemple précis. Le contrôle terminal peut prendre la forme d’une dissertation ou d’une explication de texte pendant quatre heures. De plus, les TD comprennent deux explications de texte. Cet exemple concerne ce cours précis. Il montre toutefois que la lecture précise et l’écriture argumentée restent au cœur du travail.

Une dissertation universitaire commence par l’analyse exacte de la question. Tu définis ensuite ses termes avant de construire un problème. L’explication suit plutôt le mouvement d’un texte et rend son argument intelligible. Dans les deux exercices, les connaissances historiques soutiennent le raisonnement. Elles deviennent donc fécondes lorsque tu les mobilises pour justifier une étape précise.

À quoi ressemble une semaine de L1 ?

Voici un exemple de semaine construit pour comprendre le rythme. Les horaires réels varient selon l’université. Le lundi, tu suis un CM de philosophie générale, puis tu reprends tes notes. Le mardi, tu lis le texte demandé pour un TD et tu écris trois questions. Ensuite, le mercredi sert au cours de langue et à la dissertation. Le jeudi, le TD confronte ton analyse à celle du groupe. Enfin, le vendredi permet de classer les notions étudiées.

Ce rythme répartit le travail au lieu de tout concentrer avant l’examen. Après un CM, reprends donc les titres et les articulations pendant que le raisonnement reste frais. Avant un TD, lis le passage une première fois pour son sens général, puis une deuxième fois pour repérer la thèse. Enfin, réserve un temps plus long à la rédaction ou à la lecture d’une œuvre pendant le week-end.

Le volume visible sur l’emploi du temps ne représente donc qu’une partie de la formation. En effet, l’Onisep souligne la place du travail autonome dans les attendus de la licence. Cette autonomie s’apprend. Commence ainsi avec des plages fixes, des objectifs observables et une trace écrite. « Lire vingt pages et résumer l’argument en cinq phrases » donne une tâche claire. « Travailler la philosophie » reste trop vague pour guider une séance.

Qu’est-ce qui change après la terminale ?

Au lycée, le professeur organise une grande partie de la progression. En revanche, plusieurs enseignants interviennent à l’université et chacun donne ses consignes. Tu dois donc relier les cours et retrouver les documents sur l’espace numérique. Ainsi, cette organisation compte autant que la capacité à comprendre un auteur.

La quantité de lecture augmente aussi. En effet, un texte philosophique demande plusieurs passages. La première lecture repère le sujet, puis la deuxième suit les étapes de l’argument. Enfin, la troisième éclaire les termes difficiles avec le cours ou une édition annotée. Prendre le temps de reconstruire une page difficile forme progressivement la précision attendue dans les devoirs.

Enfin, la discussion change d’échelle. Une opinion personnelle peut lancer une question, puis elle doit devenir un jugement argumenté. Tu apprends notamment à formuler une objection loyale et à distinguer deux sens d’un mot. Le cours ne cherche donc pas une accumulation de citations. Il forme plutôt une manière de lire, de problématiser et d’écrire.

Un exercice corrigé pour tester ton intérêt

Choisis cette question : « Une conviction personnelle suffit-elle à établir une vérité ? ». Pendant dix minutes, définis d’abord « conviction » et « vérité ». Écris ensuite une raison qui soutient une réponse affirmative, puis une objection. Enfin, termine par un exemple analysé. Tu peux effectuer ce travail avant même l’entrée en L1.

Une réponse fragile affirme : « Chacun possède sa vérité, car tout le monde pense différemment ». Elle confond ainsi la sincérité d’une conviction avec la validité de ce qu’elle affirme. Certes, le désaccord prouve la diversité des opinions. Il ne prouve pas que chaque opinion devient vraie.

Une réponse plus solide distingue les deux notions. D’abord, une conviction désigne une adhésion ferme. La vérité concerne plutôt l’accord d’un jugement avec ce qui est ou la solidité de sa justification. Une personne peut donc être sincèrement convaincue et se tromper. Par exemple, un témoin peut être certain d’avoir reconnu quelqu’un. Pourtant, son assurance ne remplace pas la vérification. Cette correction produit ainsi une distinction et un exemple expliqué. Elle ressemble déjà au travail demandé en licence.

Comment vérifier qu’une licence te correspond ?

Ouvre la fiche Parcoursup et le site de la faculté qui t’intéresse. Relève d’abord les cours de L1 et les volumes de CM et de TD. Repère ensuite les modalités d’examen et les dispositifs d’accompagnement. Enfin, compare deux universités. Cette comparaison montre ainsi les différences concrètes derrière le même intitulé de diplôme.

Teste aussi trois gestes pendant une semaine. Lis d’abord un texte philosophique de quelques pages, puis résume son argument. Ensuite, rédige un paragraphe qui répond à une question. Observe enfin le temps nécessaire et les difficultés rencontrées. Le plaisir de comprendre une distinction difficile donne ainsi une indication plus fiable qu’une image abstraite de la philosophie.

Tu peux enfin préparer la transition dès la terminale. D’abord, la page consacrée au programme de philosophie au bac t’aide à relier les notions. Ensuite, la méthode de la dissertation et celle de l’explication de texte installent les opérations qui resteront utiles après le bac. Un entraînement régulier à lire et à écrire constitue donc la meilleure préparation.

Si tu veux d’abord travailler en autonomie, le parcours pour se former seul à la philosophie répartit les lectures, les fiches et les exercices sur douze semaines. Il distingue les compétences universitaires que tu peux entraîner du diplôme que seule une formation accréditée délivre.

Sources utilisées

Questions fréquentes

Ce qu’il faut retenir avant de commencer

Combien de temps dure une licence de philosophie ?

La licence se prépare en trois ans, de la L1 à la L3. Elle comprend six semestres et permet de valider 180 crédits ECTS, soit 30 crédits par semestre.

Quels cours suit-on en première année de philosophie ?

Le programme varie selon l’université. La philosophie générale et l’histoire de la philosophie forment souvent un premier ensemble. La morale, la politique et l’épistémologie élargissent ensuite ce socle. Enfin, la méthodologie et une langue vivante complètent fréquemment la L1.

Comment se passent les examens en licence de philosophie ?

Chaque université fixe ses modalités. Le contrôle continu peut compter pendant le semestre. De plus, un examen terminal peut demander une dissertation ou une explication de texte. Consulte donc la fiche de ta formation et ses modalités de contrôle des connaissances.

Quel travail personnel faut-il prévoir en L1 ?

Le travail continue après les cours. Tu relis d’abord tes notes, puis tu étudies les textes indiqués. Ensuite, tu prépares les travaux dirigés et tu t’entraînes à écrire. Un planning hebdomadaire transforme ainsi ces tâches en habitudes régulières.

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